Publié le 26 Novembre 2019

Journée à Redon

Redon se mérite…..

Il a fallu d’abord garer nos véhicules.

La recherche d’un parking gratuit à la journée n’a pas été une mince affaire.

Heureusement nous avons pu compter sur la pugnacité de  notre vaillant « gilet jaune » Gilbert qui a géré de mains de maitre le peu de places disponibles pour que nous puissions tous stationner sans problème.

 

Menés par les deux gamins du coin qui ont eu Redon pour cour de récréation, nous avons été doublement gâtés.

Le soleil a timidement accompagné notre randonnée du matin dans les marais alentours et les souvenirs, anecdotes et mémoires historiques de nos deux compères nous ont accompagnés lors de la découverte de la cité que beaucoup traversaient en voiture sans jamais la visiter.

Journée à Redon

C’est ainsi que les deux groupes sont partis pour une marche matinale dans la nature.

Tout a commencé par la traversée des éco-pâturages de la commune où les moutons des Landes de Bretagne, Belle-Ile, Ouessant et Jacob se prélassaient au soleil.

Curiosité du mouton de Jacob :

Le mouton Jacob à 4 cornes vient d’Ecosse, du moins dans sa version « moderne ». Cependant il semblerait que ce mouton soit d’origine méditerranéenne et plus précisément de Mésopotamie et du Moyen Orient. On trouve également ce mouton en Afrique (Somalie, Cameroun…).

Le mouton de Jacob est un mouton considéré comme « primitif », à la robe pie (blanc avec des taches noires, avec quelques variations de teintes), de petite taille et arborant de 2 à 6 cornes, généralement 4. Les cornes leur servent pour dégager la neige et trouver leur nourriture dans leur région d’origine. Les mâles sont plus grands et plus forts que les femelles et leurs cornes sont également plus développées.

Les brebis sont de bonnes mères. Le mouton de Jacob n’a pas forcément l’instinct grégaire mais possède des attaches familiales fortes. On le dit plus intelligent que bon nombre d’autres moutons.

Le mouton de Jacob est un animal rustique, résistant aux maladies, demandant peu de soins, idéal pour la tonte des prairies.

Leur laine, deux fois plus épaisse que celle d’un mérinos, partira dans une filière artisanale pour la création de tapis, vêtements de feutre ou matelas.

Sans parler de l’économie budgétaire pour l’entretien de ces parcelles et du plaisir du promeneur.

 

Les terrains près des roselières offrent une tranquillité bénéfique favorable à la biodiversité.

C’est le refuge d’espèces menacées comme la loutre d’Europe, une halte pour les migrateurs.

Enfin les moutons produisent des excréments qui attirent de nombreux insectes.

Journée à Redon
Journée à RedonJournée à Redon

Les brumes étaient encore bien présentes sur les étangs aux abords de la Morinaie ou dans la grée de la Roche du They, offrant des vagues à l’âme dans le silence automnal.

Après un  cours parcours le long du célèbre canal de Nantes à Brest, nous avons escaladé les collines vestiges de l’exploitation d’anciennes carrières pour admirer le panorama sur les environs vers St Vincent sur Oust entre autres.

Journée à RedonJournée à Redon
Journée à Redon

La traversée du bois de Bahurel nous ramena vers le centre en saluant au passage le fondateur de la cité : St Conwoïon.

 

Nominoé et Conwoïon, une sacrée histoire

La ville devrait son nom au mot Roton qui se transforma en Rodon, mot d’origine celtique désignant un gué, hypothèse qui correspond à la configuration des lieux.

La ville est fondée en 832 par Conwoïon. Découvrant le confluent de la Vilaine et de l’Oust du haut d’une colline, l’archidiacre du diocèse de Vannes, et ses disciples constatent alors tout l’intérêt du lieu : un site protégé des invasions et calme, idéal pour la méditation.

Nominoé, sorte de préfet de Bretagne à l’époque, soutenait ce projet stratégique. 

Il se situait sur un site de frontières naturelles, à une époque où la Bretagne prenait ses distances avec le royaume de Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne…

 Un peu plus tard, en 845,  la « Bataille de Ballon » éclata dans les marais de Bains-sur-Oust, près du Ruisseau de la Bataille, et les troupes de Nominoé vainquirent celles de Charles le Chauve.

On a dit que cette bataille marquait l'indépendance de la Bretagne, d’où l’appellation Redon, berceau de la Bretagne.

Ce beau site de rivières et de collines exposées vers le sud, fut choisi au Moyen-Age pour implanter une abbaye.

La ville et son port se développèrent ensuite autour.

C’est par la traversée du jardin public en admirant le château de Bel Air que nous revinrent à nos voitures pour la pause pique-nique.

Journée à Redon
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Pour l’après-midi, avant de parcourir les rues du centre historique, Jean-Yves et Catherine nous avaient réservés une surprise : la visite de la salle des mariages de la mairie.

 Guidés par la responsable de la culture, nous avons eu le privilège d’admirer ce lieu richement décoré.

Journée à Redon

En préambule, nous avons admiré la salle de réunion qui aurait dû être le bureau du maire.

Cette pièce nommée « salon de la Béguine » est meublée de mobiliers breton moderne arborant les armoiries de la ville.

Blason = « D’azur au vaisseau équipé et habillé d’argent, voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef aussi d’argent, chargé de cinq mouchetures d’hermine de sable ».

Une maquette de la « confrérie du marron » illustre une des ressources de la région.

Journée à Redon
Journée à RedonJournée à Redon
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Accolée à ce salon et en continuité de style s’ouvre la salle des mariages décorée en peinture de l’artiste local Yves de Kerouallan, de tableaux (dépôt du Louvre) de Fauconnier et d’un panneau décoratif « Anne de Bretagne » de Louise Abbéma.

 

Journée à Redon
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A quelques pas de la mairie, se dresse l’ensemble de l'abbatiale Saint-Sauveur construite entre le 11e et le 18e siècle.

Elle comporte un clocher roman du 12e siècle considéré comme le plus beau monument roman de Bretagne.

La nef actuelle date du XIe siècle. Outre son chœur à pans coupés d'une singulière pureté, l'abbatiale a conservé son clocher avec flèche de pierre (début XIVe), qui aurait été doublé si la façade avait été achevée.

Cette tour gothique est aujourd'hui séparée de l'église suite à un incendie qui détruisit une partie de la nef en 1780.

Le cloître est construit au 17e siècle sur les vestiges d'un plus ancien alors que Richelieu est abbé commendataire de l'abbaye.

Journée à Redon
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Nous avons poursuivi notre visite en passant devant :

 Les maisons du 15e siècle, la Grande Rue

Dans ce secteur piétonnier bordé de belles maisons à pans de bois des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, se trouve l’Hôtel des Monnaies avec à l’intérieur une très belle cheminée.

Journée à RedonJournée à Redon
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Non loin, la présence de l’eau nous rappela qu’autrefois ce n’était que marécages.

Le pont Saint-Nicolas, de la levée de 1127 au béton en 1966

Pour franchir le marais de Saint-Nicolas, beaucoup plus bas qu’aujourd’hui et en partie couvert d’eau à marée haute, l’abbaye Saint-Sauveur initia la construction d’une levée : la chaussée de Saint-Nicolas appelée « la Digue ».

Elle est signalée sous ce nom en 1127. Elle avait aussi l’intérêt de relier l’abbaye à l’un de ses plus importants prieurés : Tabago, à la fois cellier, grenier et potager du monastère.

Cette chaussée se prolongeait dans le lit de la Vilaine en un radier dallé, sur lequel, aux heures de mer basse, la rivière était guéable.

Différents ponts de bois se succédèrent en ce lieu, mais établis sur fond vaseux, ils connurent le même sort : enlevés par les crues.

C’est l’abbé de Saint-Sauveur, Guillaume Chesnel, qui fit construire le premier pont de pierres de 1429 à 1439, un pont fortifié, à péage, qui, de la porte Saint-Nicolas des remparts, ouvrait sur la Mée, le pays ligérien. D’où son autre nom : le pont de la Mée.

En 1784, le pont est « presque totalement ruiné et insusceptible de réparations suffisantes ».

La demande d’un nouveau pont resta sans suite, le projet de canal étant déjà à l’étude.

Plusieurs fois reconstruit, le vieux pont servit encore quelque temps, jusqu’à ce qu’on décide la construction d’un nouvel ouvrage.

On installe alors, en 1952, un pont Bailey (préfabriqué, provisoire à treillis en acier à poutres).

La circulation, sur voie unique et platelage de bois, y était alternée par des feux tricolores.

Il servit jusqu’en 1966, année de la mise en service du pont de béton actuel.

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Les Greniers à sel

Les trois Greniers à sel datent du 17e. Ils nous rappellent cette époque de commerce florissant où ils servaient d’entrepôt pour le sel de Guérande et d’Ambon. Redon était alors, le port maritime de Rennes et le point de départ de la “route des saulniers”.

 

La tour Richelieu, rue du Plessis

Attenante à l’hôtel particulier du Plessis (17e siècle) cette tour marque l’époque où le Cardinal de Richelieu était abbé commendataire de Redon.

 

Maisons d’armateurs Quai Duguay-Trouin

Très belles demeures d’armateurs des 17e et 18e siècles, aux beaux balcons en fer forgé. Les rez-de-chaussée servaient d’entrepôts aux marchandises débarquées des trois mâts. Véritables témoignages de la prospérité de la bourgeoisie d’affaires.

Journée à Redon
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Développement du patrimoine industriel

La canalisation de la Vilaine a favorisé le développement du port

Les navires de mer pouvaient remonter jusqu'à Redon, alors avant-port de Rennes. Accostés au port de Vilaine, soumis alors à la marée, les navires déchargeaient leurs cargaisons à terre ou bien transbordaient les marchandises sur des barges et bateaux fluviaux qui remontaient ensuite la rivière jusqu'à Rennes.

En lien avec la construction du canal de Nantes à Brest, le creusement du bassin à flot débuta en 1836. Pendant de nombreuses décennies, il devient le cœur même de la vie redonnaise par son activité portuaire et par le développement des industries au 19e siècle.

C'est à Redon que le canal de Nantes à Brest coupe la liaison Rance-Vilaine reliant la Manche à l'Océan. Il fut terminé au milieu de 19e siècle faisant de Redon le carrefour des voies navigables de l'Ouest. Très peu de temps après, Redon devient également carrefour ferroviaire. La gare fut inaugurée en 1862.

Ces voies navigables et le port ont attiré de longue date ateliers et artisans, puis usines mécanisées. C’est aussi un pays d’industries, initiées avec les usines Garnier et leurs machines agricoles célèbres dans la France entière, les ateliers Mottais et ses menuiseries intérieures du paquebot France (construit à St Nazaire), la cristallerie Baccarat…

 Aujourd’hui avec le musée, le port de plaisance, le Cinémanivel et les greniers à sel, ce joli quartier a pris une couleur de loisir et de découverte.

Journée à Redon
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Stèle jacquaire, Inaugurée le 25 Juillet 2003, elle témoigne du renouveau pèlerin.

 

Les remparts

Au 14e siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la ville, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal. Elle comporte 3 portes, 3 poternes et 13 tours. De ces remparts, on peut voir aujourd'hui le flanc nord du transept de l'église, la chapelle des Ducs et les remparts au-dessus du quai St Jacques. Des travaux ont mis à jour d'autres vestiges, éléments de remparts et fortifications en partie abandonnées au 18e siècle.

Journée à RedonJournée à Redon
Journée à Redon

C’est ainsi que la journée redonnaise se termina. Au contentement de tous s’ajouta la fierté de nos deux accompagnateurs très satisfaits d’avoir fait découvrir cette cité à tous ceux qui ne faisaient que passer rapidement.

 

Félicitations aux accompagnateurs qui n’avaient pas ménagé leur peine pour programmer cette randonnée variée et enrichissante.

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 7 Novembre 2019

Sur les chemins de Limerzel

Le début de matinée fût brumeux présageant le soleil pour le reste de la journée.

Les randonneurs sont partis parcourir la nature, appréciant au passage quelques endroits historiques.

 

« lieu des martyrs ». Telle est la traduction française de Limerzel que l’on découvre dès 1272 sous le nom de Hismerzer. Dans la suite des âges, ce nom d’origine Bretonne subira des altérations et deviendra successivement : Hismerzel, Lismerzel et Limerzel.

 

D’abord, l’église St Sixte, au centre du village, s’aperçoit de loin grâce à son clocher lanterne réplique de celui de St Thégonnec dans le Finistère. De taille imposante, de style 15è elle a été entièrement reconstruite en style néo-gothique à la fin du XIXème siècle. Elle est dédiée à St Sixte, pape 1er, martyr des premiers siècles.

A l'extérieur, on trouve de puissants contreforts terminés en clochetons.

A l’intérieur, trois nefs séparées par des colonnes de granit s’élancent vers la voûte où se profilent de riches nervures, chœur à pans coupés avec de gracieux pendentifs.

Les vitraux qui datent de 1897-1898, sont l’œuvre des verriers d'art de Nantes.

On y conserve une statue en bois de la Vierge et de l'Enfant

Sur les chemins de Limerzel
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Le Pennon Héraldique :

L’ancien tribunal est signalé par un panneau dit de justice, représentant les armes des familles nobles de la région et symbolisant leurs droits et prérogatives. C’est un médaillon de calcaire peint, inclus dans une maçonnerie de granit. Travaillé en bas-relief, il est divisé en 9 quartiers, surmontés d’un heaume, entourés d’un collier de l’ordre du Roi, le tout inscrit dans un ovale figurant l’insigne de la Cordelière, institué par Anne de Bretagne. Chaque quartier représente un blason

Sur les chemins de LimerzelSur les chemins de Limerzel

Au Moyen-Âge, deux seigneuries importantes s’implantent dans la paroisse.

Les fermes et métairies participent au défrichement et à la mise en valeur des terres.

Quatre chapelles publiques et plusieurs dizaines de croix indiquent une christianisation importante de la commune. Les limerzelais, à la révolution, iront grossir les rangs des insurgés.

 

Chapelle St Julien :

La chapelle du village qui porte ce nom était jadis appelée “Temple Neuf” sans doute pour la distinguer du temple de bas que l’on appelait le “Vieil Temple”. Quand les templiers disparurent elle devint chapelle paroissiale.

Au-dessus du portail se dresse un clocheton du XVIe siècle et la cloche qu’il contient date de 1670 environ.

Le rétable de l’autel est remarquable. D’une seule pièce, il est en granit sculpté et divisé en quatre compartiments surmontés d’arcades en trilobes. On rapporte qu’en 1885, sous l’impulsion du recteur, une souscription fut ouverte auprès des paroissiens prénommés Julien pour doter cette chapelle du Temple de Haut d’une nouvelle statue de leur saint patron.

A quelques pas de la chapelle se trouve une croix de granit très belle et très ancienne. Elle serait de la fin du xvè siècle.

Sur les chemins de LimerzelSur les chemins de Limerzel
Sur les chemins de Limerzel
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Chapelle et fontaine St Clair :

De Rome, Saint-Clair fut envoyé comme missionnaire en Armorique. Il s’établit d’abord à Nantes, dont il devint le premier évêque, mais en même temps il étendit son champ d’action aux campagnes d’alentour.

Bien vite il jeta son dévolu sur le pays des Vénètes. Après une halte dans la presqu’île guérandaise, à Saillé dont il reste le Patron, il parvint à Limerzel.

S’étant arrêté près du village de kervilliers, voici qu’il fit jaillir une fontaine et commence à prêcher l’évangile, accompagnant sa prédication de nombreux miracles dont celui de rendre la vue aux aveugles qui vont se mouiller les yeux à l’eau de sa fontaine. Dès le XIVè siècle, la paroisse de Limerzel reconnaissante lui construit une chapelle à deux cent mètres de la fontaine, sur la voie romaine qui l’avait amené jusque-là.

Entre la chapelle et la fontaine, tout près du ruisseau, se dresse une croix de granit fort ancienne qui repose sur un socle naturellement plus récent : celui-ci, en effet, indique une date : 1818, qui ne saurait être celle de la croix. Chaque année, à l’occasion de la Saint Clair, des pèlerins s’arrêtent un instant à la fontaine pour y dire une prière et s’y laver les yeux ; ils s’en vont ensuite à la chapelle où la messe est dite.

Sur les chemins de LimerzelSur les chemins de Limerzel
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Calées entre grées et vallées, de magnifiques forêts où le châtaigner règne en maître occupent les collines.

Le peu d'éloignement de la mer et l'abri du nord par des monts plus élevés font que la végétation est plus précoce,

La Vallée du Trévelo, nous a offert une immersion en pleine nature, bercé par le bruit de l’eau et le chant des oiseaux. Paradis pour les amateurs de pêche, d’ornithologie, de photos… et de repos.

Cette vallée descend au niveau de la mer dans les prairies et jusqu'à la construction du barrage d'Arzal,

Sur les chemins de Limerzel
Sur les chemins de LimerzelSur les chemins de Limerzel
Sur les chemins de Limerzel

Pays de ruisseaux et de moulins, les randonneurs ont découvert sur ce chemin le Sillon et les grées de Kerficat où affleure la roche, offrant un panorama sur le bourg et les environs.

 

Limerzel n’est pas choisi au hasard pour randonner à cette saison…..il y a l’espoir de revenir avec une cueillette fructueuse en châtaignes ou champignons. Quelle chance, cette année, les deux étaient au rendez-vous.

Comme la troupe n’était pas importante, il y en a eu grandement pour tous.

Nos randonneurs, amoureux de la nature furent comblés cette fois encore !
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Rédigé par Bernadette

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Publié le 3 Novembre 2019

Brocéliande et ses légendes

Beau mois de Septembre :

La météo du randonneur n’étant pas celle de l’agriculteur, nous avons profité de la présence généreuse de l’astre solaire, notre copain, pour revisiter les légendes de Brocéliande.

 

La mise en jambe matinale commença par  la contemplation du château de Trécesson à la lumière de son plan d’eau.

Construit en schiste pourpre entre le 14e et le 15e siècle, ce château médiéval isolé au bord de la forêt de Brocéliande  favorise l’imagination et l’éveil aux légendes.

Brocéliande et ses légendes
Brocéliande et ses légendesBrocéliande et ses légendes

Dès lors, la foret fût notre décor et la tentation vers toutes ses histoires. C’est ainsi que nous passèrent devant le tombeau du Géant.

 

Autre site,  autre explication :

L’hôtié de Viviane ou « tombeau des druides » (2500 ans av. J.-C.) : monument mégalithique ayant la forme d’un coffre, cette sépulture contenait du matériel intéressant, attestant de l’existence d’une agriculture dans la région de Paimpont vers 1200 av. J.-C

Brocéliande et ses légendes
Brocéliande et ses légendesBrocéliande et ses légendes
Brocéliande et ses légendes

De mégalithe en mégalithe…

 

Miroir aux Fées :

À l’entrée du Val sans Retour, la surface immobile du Miroir aux fées semble annoncer la frontière entre rêve et réalité : où est l’envers, où est l’endroit ?

 

Arbre d’Or

Situé dans le fond du Val Sans Retour, sur la commune de Paimpont, l’Arbre d’Or est une oeuvre d’art créé par François Davin en 1991. En 1990, un terrible incendie a dévasté plus de 400 ha de landes. Cet arbre recouvert de véritables feuilles d’or symbolise la renaissance de la forêt, mais aussi le caractère fragile et précieux de la forêt. Il est entouré de 5 arbres calcinés qui représentent la disparition de la nature.

La forêt a été reboisée de 500 000 arbres.

 

Siège de Merlin

Une curieuse crête de schiste veinée de quartz se trouve sur les hauteurs du Val sans retour. Ce serait l’épine dorsale d’un dragon ou bien le siège de Merlin…

 

Brocéliande et ses légendesBrocéliande et ses légendes
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Au sortir du bois, les histoire et légendes ne nous ont pas quittés…..

 

Eglise du Graal

Église de Tréhorenteuc : rénovée par l’abbé Gillard dès 1942, cette petite église est un véritable musée du Graal. Elle abrite 3 symboliques (chrétienne, celte et légendaire) qui s’entremêlent dans les tableaux, mosaïques, vitraux, nous permettant d’entrevoir la signifi cation de la phrase mystérieuse écrite au-dessus de la porte, « La Porte est en-dedans »…

 

Une sainte protectrice : sainte Onenne

Construite au XIIe siècle, l’église de Tréhorenteuc a pour patronne sainte Onenne. Fille du roi Judicaël, elle refuse son héritage royal et décide de vivre à Tréhorenteuc. Des légendes fabuleuses l’entourent.

 

En entrant dans l’église, vous pourrez admirer la mosaïque du Cerf blanc, réalisée par les ateliers Odorico. Pleine de symboles, cette mosaïque évoque la religion chrétienne à travers ses personnages mais pas seulement… Le cerf auréolé représente le Christ, et les quatre lions, les quatre évangiles. Ce n’est pas tout ! On retrouve ces éléments dans un épisode de la fameuse Quête du Graal…

 

la statue de Notre-Dame du rosaire, qui date du 18è siècle a été nettoyée et restaurée.

 

Dans ce village un beau manoir témoigne des fastes du XVI° dans la région.

Brocéliande et ses légendes
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Changement de décors pour l’après-midi, avec une belle balade autour de l’étang avant la visite de l’abbaye.

 

Étang de Paimpont (Site naturel départemental) : magnifique plan d’eau de 50 hectares. Les rives, en pente douce, sont colonisées essentiellement par des tourbières (surtout nord et ouest), sphaignes, linaigrette, drosera. C’est un site d’hivernage pour les migrateurs.

 

Grotte Notre-Dame de Paimpont : le site a été aménagé en 1885. Cette grotte est devenue un véritable lieu de pèlerinage depuis le temps des moines.

Brocéliande et ses légendes
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lieu historique unique : l’abbaye

Au VIIe siècle, saint Judicaël et Saint Méen lancent la construction d’un prieuré aujourd’hui disparu.

Au XIIIe siècle débute la construction des bâtiments que l’on peut toujours admirer en se promenant au bord de l’étang. Des chanoines s’y installent et l’abbaye rayonne en forêt de Brocéliande : justice, économie et foire, l’abbaye est seigneur de Paimpont !

 

Le richesse de la forêt de Brocéliande est sans nul doute ses arbres ! Et l’abbaye en est la preuve… Entre charpentes, statues, chaires ou retables, le bois est omniprésent. 

Les époques de construction et d’agrandissement de l’abbaye se retrouvent dans la rosace, le portail de l’église, les voûtes en bois dans l’harmonieux style gothique, typique du XIIIe siècle   

 

la statue Notre-Dame-de-Paimpont :

 Réalisée en bois peint polychrome au XVe siècle, elle faisait l’objet de pèlerinages, notamment à la période de la pentecôte.

Le chœur et  son magnifique maître-autel, est surmonté d’un baldaquin et d’une couronne majestueuse.

Des vitraux racontant l’histoire de Saint-Judicaël ornent les murs du chœur.

 

Le trésor de l’abbaye

il est constitué de nombreux objets datant du XVe au XXe siècle. Et l’objet le plus contemplé est sans nul doute le reliquaire de saint Judicaël. On dit même qu’y serait conservé son radius…

Brocéliande et ses légendes
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Notre journée s’est achevée dans le village de Paimpont où l’autocar nous attendait.

 

Belle randonnée grâce à nos accompagnateurs- organisateurs de ce beau parcours, merci à Jean-Yves et Catherine avec Bernard et Annick aidés de Christian et Michèle avec Marcel et Claudine.

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 25 Octobre 2019

Nos escapades dans la Baie du Mont

Partis pour une découverte multiple de quelques jours dans la Baie du Mont St Michel, notre premier arrêt fût pour la ville de Fougères où un programme bien préparé nous attendait.

Accueillis par Annie et Patrick, nos sympathiques adhérents –guide secondés par Josiane et Gilles, les deux groupes de randonneurs sont partis pour une journée de découvertes.

 

Fougères doit son origine à son imposant château, installé il y a plus de mille ans sur un éperon rocheux entouré des eaux de la rivière Nançon qui firent office de douves naturelles.

Elle se compose de deux villes :

- la Ville Basse, entourant le château et l'église de Saint-Sulpice, sur la rive droite du ruisseau Nançon

- la Ville Haute, sur la rive gauche de ce ruisseau, avec l'église Saint-Léonard, l'Hôtel de Ville et le Beffroi.

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Au pied du château, le Nançon nous fait miroiter de beaux panoramas,

Dès le XIe la ville médiévale se développe, les activités artisanales sont importantes: draperie, tannerie, teinturerie….les ruelles sinueuses sont bordées de maisons à pans de bois.

On installe de nombreux moulins sur la rivière, les activités des meuniers étaient nombreuses à Fougères :

  • Traditionnels moulins à farine
  • Moulins à tan qui broyaient des écorces d’arbres pour les tanneurs
  • Moulins à foulon pour extraire les fibres de chanvre et de lin utilisées par les drapiers
  • Moulins à papier à partir du XVe.

Le Nançon court dans toute la ville Basse y formant les douves mais favorisant aussi l’implantation des lavoirs.

Nos escapades dans la Baie du Mont
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Au cœur de ce quartier on trouve la première paroisse, St Sulpice, une simple chapelle en bois avant de devenir l’édifice actuel construit entre les XIV et XVe en style gothique flamboyant et achevée au XVIIIe.

Nous avons admiré sa nef charpentée en carène de bateau renversé, le chœur en style rocaille du 18ème siècle, les boiseries Louis XV, les retables médiévaux en granit, les vitraux du 16ème siècle.

La statue Notre-Dame-des-Marais proviendrait du château primitif.

La fée Mélusine : l'image de la fée aux cheveux longs, son miroir à la main, orne l'un des vitraux de Saint-Sulpice. Elle a donné son nom à l'une des tours du château. Selon la légende, Mélusine tua son père pour défendre sa mère maltraitée. En punition de son crime, elle fut condamnée à sa transformer chaque samedi en femme serpent. Pour garder le secret, elle se réfugiait dans un souterrain du château. Surprise un jour par son mari, elle demeurerait depuis dans cette cachette.

A l'extérieur, les sculptures frappent par la fantaisie de leur inspiration.

 

Nos escapades dans la Baie du Mont
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Nos escapades dans la Baie du MontNos escapades dans la Baie du MontNos escapades dans la Baie du Mont

Dès la fin du XIIe les classes les plus aisées s’installent sur la colline qui surplombe le château.

Nous y grimpons par le jardin public présentant de nombreuses variétés de fougères et des sculptures surdimensionnées.

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La ville Haute se fortifie en se protégeant par des murailles.

De la ceinture de remparts avec ses 11 tours et 4 portes, seule la porte Notre Dame  a survécu aux différents sièges et guerres des siècles passés. La ville fût convoitée par les Anglais, Espagnols et Français.

En témoigne ses nombreuses défenses : archères, canonnières, mâchicoulis, pont-levis et la niche contenant une vierge protectrice.

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L’église St Léonard (XIIe) en haut du plateau domine toute la ville. Plusieurs fois remaniée, sa façade est néo-gothique flamboyant et ses vitraux contemporains à l’exception du médaillon de St Benoit :le plus ancien vitrail conservé en Bretagne. Offert par un paroissien après la Révolution, il provient de l'abbaye Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et illustre l'histoire de Saint-Benoît. A gauche du vitrail, il rentre au monastère où l'abbé lui tend son habit de moine : à droite, un prêtre lui rend visite.

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Au XIVe, les bourgeois (habitants du bourg) font construire un beffroi, symbole de leur pouvoir économique. Sa cloche rime la vie de la cité depuis plus de 600 ans. C’est le plus ancien beffroi en Bretagne, clin d’œil aux échanges commerciaux avec les drapiers flamands.

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Les incendies ont eu raison de beaucoup des quartiers en bois et l’intra-muros du XVIIIe siècle se rebâtira en  granit. Des rues plus larges sont bordées de bâtisses cossues. Indépendants militairement, les habitants y édifient un hôtel de ville et un tribunal. Beaucoup d’hôtels particuliers et de belles demeures forment ce quartier où naquirent ou vécurent quelques illustres personnages (Chateaubriand, La Riboisière, Victor Hugo et Juliette Drouet, Jean Guéhenno…etc.)

 

Le rideau se lève sur le théâtre Victor-Hugo pour la première fois en 1886.

Suite aux bombardements de 1944, le théâtre ferme ses portes, et ne les rouvrira qu'en 1946.

En 1970, le rideau tombe  Enfin en 2001, le théâtre ouvre de nouveau ses portes avec le charme de son décor de la fin du 19ème siècle.

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La Révolution Industrielle autour de l'industrie de la chaussure donne naissance à la paroisse de Bonabry : Fougères devient alors capitale de la chaussure.

A la fin du 19ème siècle, les chaussonniers sont alors orientés vers une nouvelle production : la chaussure en cuir. L'arrivée du chemin de fer en 1863 et l'implantation de 60 usines de chaussures feront passer la population de 11000 à 25000 habitants.

Que ce soit dans l'industrie de la chaussure ou dans celle du verre, les travailleurs fougerais ont développé des savoir-faire minutieux qui ont mené vers des technologies de pointe comme l’optique, l’électronique et l’horlogerie.

 

Le chemin de fer a été transformé en voie verte cheminant au pied des remparts Nord, offrant une autre perspective sur la partie la mieux conservée de l’enceinte urbaine.

Le Val Nançon, jardin aménagé de 2 hectares, se caractérise par une succession d'ambiances à découvrir au fur et à mesure de la promenade. Des jardins familiaux rappellent ceux existants à l'origine sur le site.

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Le château de Fougères est une pièce maîtresse du patrimoine historique de Bretagne. Construit en l'an mil, le château de Fougères avait pour mission de préserver les "Marches de Bretagne" des incursions françaises et normandes.

Son plan se présente comme une organisation traditionnelle des défenses médiévales en trois enceintes :

-  la première enceinte (ou avancée) doit permettre de filtrer les entrées.

- la seconde, appelée basse cour, est une zone où s'organise la vie quotidienne en temps de paix et qui sert de refuge à la population en temps de guerre.

- la troisième enceinte, le réduit, domine l'ensemble. C'est l'espace le mieux défendu, censé abriter le donjon d'où l'on commande l'ensemble du château.

C’est la plus grande forteresse médiévale d’Europe dans cet état de conservation.

Tous nos remerciements à Annie,Josiane,Patrick et Gilles pour cette journée très enrichissante.
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Tous nos remerciements à Annie,Josiane,Patrick et Gilles pour cette journée très enrichissante.

ILE CHAUSEY

 

Partis de Granville, que nous visiterons un autre jour, sur une mer calme, le débarquement s’est fait à marée descendante. Le décor a changé au fil des heures, découvrant l’estran et ses milliers de rochers.

Le sentier côtier nous donna accès aux principaux monuments qui servent d’amers encore aujourd’hui.

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  • Le Sound

est le chenal, orienté Nord-Ouest/Sud-Est, qui longe la Grande Ile et constitue le principal mouillage de l'archipel. Ce nom (qui, à Chausey, se prononce “son” ou “sonde”) tire son origine des langues nordiques  “sund”, en scandinave, veut dire “chenal”.

 le Sound offre un bon abri à marée basse, beaucoup plus relatif au flot..

 C'est dans ce chenal bien balisé que plongent la Grande Cale et l'appontement de bois, ainsi que la Petite Cale. Le Sound est balayé de courants violents en marée (jusqu'à 4 nœuds), et les renverses y sont parfois brutales.

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  • le phare

La construction d'un phare sur l'archipel était indispensable étant donné les nombreux écueils qui rendent la navigation hasardeuse. Cela fut donc fait en 1847, une tour carrée de 41,51 mètres fut élevée avec les pierres extraites des carrières de l"île. Aujourd’hui, il est automatisé.

 

  • Les tours Baudry et Lambert :

deux étranges maçonneries (l'une tronconique derrière l'Hôtel du Fort et des Iles, l'autre pyramidale située à 200 mètres dans le Sud-Est de la première) s'élèvent sur le chemin qui conduit au phare. Ces tours ont été érigées au milieu du XIXe siècle, afin de mettre un terme aux querelles entre Granvillais et Cancalais quant à leurs zones de pêche, notamment pour les huîtres. En effet, l'alignement de ces deux amers séparait la baie du Mont-Saint-Michel en deux. Les jours de pêche, un bateau officiel mouillait sur cette ligne de démarcation et veillait à ce qu'elle soit respectée. Les tours ont tiré leur nom des deux gardes-jurés, Baudry et Lambert, qui faisaient partie de la commission maritime chargé de définir ce délicat alignement…

 

  • le fort

Cet édifice a plus d'un siècle et demi. En effet, c'est en 1866 que Napoléon III édifie cette forteresse dans la tradition de Vauban. Déclassée dès 1906, elle a connu des fortunes diverses, entre abandon total et regain d'intérêt, car elle a détenu plusieurs centaines d'Allemands et d'Autrichiens pendant la Première Guerre mondiale, et une garnison nazie pendant la Seconde. Ce bâtiment de granit, entouré de fossés profonds, est un des rares espaces publics de l'île (avec le phare) rattaché à la commune de Granville. Le reste est une immense propriété privée où l'entrée est tolérée pour le touriste de passage.

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  • le château Renault

C'est le constructeur automobile Louis Renault qui s'est attaché à la reconstruction en 1922 de l'ancien château fort du XVIe siècle. Celui-ci avait été construit sur l'ordre d'Henri II pour défendre les îles des descentes anglaises et des pirates. Aujourd'hui, la demeure aux ouvertures néo-gothiques comporte un patio et un jardin intérieur  mais aussi une drôle de piscine désaffectée d'eau de mer qui donne sur la plage de Port-Homard.

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  • le village de Blainvillais

Heureux résidents qui ont la chance de pouvoir habiter sur la grande île de Chausey ! Dans ce hameau qui doit son nom à la petite ville de Blainville située de l'autre côté de la mer, sur la côte ouest du Cotentin, les maisons de granite basses (pour ne pas laisser de prise au vent) et anciennement couvertes de chaume ont un charme incomparable. On se fait discret car on est sur des propriétés privées mais l'envie est forte de franchir les petits murets de pierre. Pendant l'été les pêcheurs venaient ramasser bouquets et crustacés fort nombreux à Chausey et en faisaient commerce. Pour preuve, derrière un muret les homards attendent de passer sur le grill....

On doit à Louis Renault d'avoir financé entre les deux guerres, la rénovation de ce village.

 

  • la chapelle

elle a été bâtie vers 1850, lorsque 500 carriers peuplaient l'archipel. Magnifiquement éclairée par les vitraux d'Yves Durand de Saint-Front (fils de Marin-Marie), réalisés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le dernier curé de Chausey a quitté sa petite paroisse en 1981 et n'a jamais été remplacé.

 

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Après la pause pique-nique sur la plage de Port Homard à l’abri du vent (mais sans les homards!!!), nous sommes revenus vers le bourg et le port pour finir cette visite par le tour de l’archipel en bateau afin de me cerner la complexité des environs.

La partie occidentale des îles Chausey reste la plus sauvage, la plus difficile d'accès, la plus exposée aux tempêtes. Ce fouillis inextricable de roches, de plateaux caillouteux, de chenaux tortueux, d'îlots couvrant au flot, de pointillés d'écueils, est par ailleurs dénué de tout balisage.

C’est ainsi que nous avons côtoyé les « cailloux » aux noms évocateurs : le Grand colombier, les Trois Ilets, ile Longue, la Houllée, la Meule, le Grand Romont….. 

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St Jean de Thomas

Hébergés dans cette station balnéaire, avec une vision sur la Baie, le sentier nous invitait à découvrir ce bord de côte.

A l'époque pré romane. La paroisse s’appelle alors « St Jean au Bout de la Mer ».

L’appellation Saint‐Jean‐le‐Thomas a été donnée de manière populaire en référence au seigneur et baron Thomas, fils de Raoul, compagnon de Guillaume le Conquérant tué à Hasting.

 

L’église

A l’extérieur comme à l’intérieur, on retrouve la marque de ses remaniements et cicatrices.

 Depuis le 10ème jusqu'au 21ème siècle, chaque siècle a laissé dans l’église de St Jean, sa part d’architecture, de mobilier et de décoration. Le chœur a conservé des éléments pré romans qui en font une des plus anciennes églises de la Manche.

 

L’ex-voto de la poutre de gloire ( le bateau) relève de la culture locale: Le père de l’ancien maire de Saint-Jean-le-Thomas, Albert Percepied, avait disparu au cours d’une campagne morutière à Terre-Neuve. Sur cette poutre, des écritures en latin, qui peuvent être traduites par: "Parmi ceux qui sont nés d'une femme, il n'en est pas de plus grand que Jean Baptiste".

 

Le monument est inscrite au patrimoine historique en 1967.

 

 

Tombes de l’ancien cimetière

Quelques-unes sont monumentales. Ainsi la tombe du constructeur du Gaudin comme celle du peintre Le Marié des Landelles avec des colonnes en forme de pleureuses, une palette et des pinceaux

 

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Dans les années 1830, St Jean connaît la mode des Bains de mer thérapeutiques qui deviennent bientôt loisirs pour les plus fortunés. Les maisons se multiplient dans les années 1910 et 1920, en particulier sous l’influence de Charles Kula. (1857 - 1949) entrepreneur à Paris, mécène de Saint Jean.

« A chaque naissance d'un petit enfant, il construisait une villa à laquelle il donnait le nom du nouveau-né. C'est ainsi qu'il fit construire la villa Françoise, la villa Elisabeth, la villa Marie Thérèse, la villa Denise et la villa Colette. Jusqu'à ce que dépassé par les événements, il fasse bâtir Les cadettes ».

Les célébrités, hommes politiques et peintres vont établir leurs villégiatures dans la commune.

St Jean est entré dans le 3ème millénaire contre vents et marées, abrité au creux de la splendide baie du Mont St Michel, éclaboussé par la Merveille de l’Occident.

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Les pêcheries en pierre

Situées au pied des falaises, elle datent du haut moyen-âge pour les plus anciennes.

Elles couvrent près de 12 ha. Elles ont une forme de triangles.

Elles sont principalement formées de murets de pierre et de quelques pieux de bois.

La charte de fondation de l’abbaye de la Lucerne, datée de 1162, en fait état.

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Les cabanes Vauban

Elles sont ainsi nommées en référence à l'architecte militaire Sébastien Le Prestre de Vauban (1633 - 1707), chargé par Louis XIV de fortifier les côtes françaises.

Après étude, la réalisation du réseau de défense côtière fut confiée à l'ingénieur Ricard.

Ces postes permettaient de surveiller la mer et de guetter les navires ennemis.

En 1705, les côtes de la Manche comptaient treize capitaineries et soixante-dix corps de garde. Les capitaineries furent supprimées en 1778 : elles sont devenues par la suite des postes de garde douaniers pour surveiller les contrebandiers.

Désaffectées en 1815, certaines cabanes Vauban ont servi de supports au télégraphe.

Les maisons sont généralement construites en pierre, car fortement exposées aux vents du rivage. Le toit est également en pierre. Il y a une seule pièce, souvent dotée d'une cheminée.

Plusieurs de ces ouvrages sont inscrits ou classés au titre de témoignage de la défense des côtes du Cotentin sous l'Ancien Régime.

Jusqu'au début de ce siècle, elles servaient d'abri aux douaniers patrouillant le long de la côte par le sentier littoral, encore appelé " chemin des douaniers ".

la Cabane Vauban de Carolles, vigie postée au nord de la Baie du Mont-Saint-Michel, modeste construction de schiste et de granit, est un observatoire idéal. Elle domine toute l'étendue de la Baie, de Granville à la Pointe de Cancale.

Ce Site Millénaire a été habité dès l'époque préhistorique ainsi qu'en témoignent les nombreux silex taillés trouvés sur place.

Les Romains ont utilisé cet emplacement pour en faire un "Castellum "

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Description de la Baie du Mont St Michel

 

 « Ici, la mer s’en va deux fois par jour, mais elle revient deux fois par jour,

Elle vient lécher le pied du Mont et baigner Saint Jean du bout de la mer.

A marée basse, les pèlerins trouveront leur chemin vers Saint Michel au péril de la mer. »

 

Trois grandes rivières se jettent dans la Baie :

la Sélune, la Sée et le Couesnon.

D’autres cours d’eau viennent aussi à la rencontre de la mer :

le Lerre et les petits cours d’eau de Saint-Jean : le Passous et la Claire Douve.

 

Trois monts émergent de la baie:

le Mont Tombe à 9 km du village qui deviendra le Mont Saint Michel,

le petit mont Tombe ( Tombelaine), à 6 km,

et le Mont Dol à 20 km de Saint-Jean-le-Thomas.

 

Les Celtes ont laissé les traces de leurs temples au Mont Dol. 

Au Néolithique, les hommes ont monté les pêcheries de l’âge de bronze, découvertes par la mer récemment.

A l’époque gallo-romaine, un homme y a surement caché sa fortune car suite à une grosse tempête en 1912, un éboulement de la falaise découvre un puits et 500 pièces de monnaie gallo-romaine : de quoi faire rêver les chercheurs de trésors.

En 708, au cours de trois songes (toujours le chiffre trois !), l’évêque d’Avranches, Aubert reçoit la visite de l’un des trois archanges : Ce pouvait être Gabriel ou Raphaël. Ce fut Saint Michel, qui ordonne de construire un édifice en son honneur sur le Mont Tombe.

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C’est donc en toute connaissance que nous avons suivi notre guide pour faire la traversée de la baie.

La prudence était de mise afin de ne pas s’envaser, glisser et s’étaler. Nous avons tenu bon même si certaines ont oublié leur équilibre devant tant de beauté et se sont assises en contemplation, déclenchant l’hilarité du groupe.

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La luminosité changeante, les reflets de l’eau, les bancs de sable argentés et les nuages jouant avec le soleil resteront de grands souvenirs.

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Nous avons fini cette journée dans la quiétude, en contemplant le couchant depuis les jardins sur le Mont.

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L’approche de Granville  s’est faite en longeant le rivage depuis St Pair sur mer pour admirer une dernière fois cette côte.

Un détour par l’église St Paterne s’imposait :

Ancien monastère mérovingien au VI°, devenu chapelle romane au XII° prend de l’importance suite à la découverte du sarcophage de saint Gaud attirant les fidèles en pèlerinage.

A l’agrandissement de l’édifice, d’autres sarcophages sont découverts au XIX°.

Cette nouvelle église est consacrée en 1888.Elle  renferme aussi plusieurs gisants.

Elle est inscrite au patrimoine en 1928.

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Le circuit s’est poursuivi vers Granville.

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La genèse de Granville

En 1439, sur les hauteurs de la Pointe du Roc, alors que cette péninsule granitique n'était habitée que par une poignée de pêcheurs, le sénéchal anglais Sir Thomas de Scales décida de bâtir une place forte afin de progresser dans la conquête des terres normandes.

En 1442, soit trois années plus tard, les Anglais sont "boutés" par les chevaliers normands de Louis d'Estouteville, capitaine du Mont-Saint-Michel. Charles VII, alors roi au crépuscule de la Guerre de Cent Ans, s'aperçoit de l'intérêt stratégique militaire que représente cette place forte et, par une charte de franchise de 1445, octroie armoiries et exemption d'impôts aux habitants de ce que sera au XVI° la cité corsaire de Granville.

La cité se développe et quitte ses murailles aux XVII° et XVIII° en créant des quartiers bourgeois et commerçants.

Durant la Révolution, elle résiste aux attaques des Chouans.

Elle doit son développement économique à l’activité portuaire des pêches puis celles de la pratique des bains de mer.

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Le port de Granville était en vue mais avant un détour dans la ville nous amena devant l’église St Paul et sa déchéance :

 

Eglise St Paul sera une nouvelle paroisse décrétait par l’impératrice Eugénie en 1859.

Finalement, le style romano-byzantin est choisie en 1877, inspiré de l'éclectisme de la fin du XIXe siècle

Des monuments romains et byzantins elle hérite des arcatures, de la polychromie du décor de la façade, la coupole et les mosaïques.

Mais l’association malheureuse des matériaux fragilise sa construction.

En 1999, un diagnostic révèle les faiblesses de l'édifice en plusieurs endroits : fragilité du béton armé réalisé avec du sable de mer, juxtaposition de pierres froides et chaudes de la façade, acier des vitraux corrodés, barres d'acier déformées par l'humidité, infiltration d'eau, maçonnerie dégradée, murs de la nef stabilisés par des tirants, poutrelles métalliques soutenant les voûtes internes

Des travaux sont effectués. Mais, en 2003, un bloc de béton provenant du dôme se détache. Le bâtiment est alors fermé au public. Elle sera désaffectée en 2017.

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Après le pique-nique,  installés au soleil revenu, le tour de la Pointe St Roc servit de promenade digestive.

Nous avons profité de beaux panoramas sur les remparts Nord témoins de l’Histoire.

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L'église Notre-Dame du Cap Lihou

Une chapelle a été érigée sur ce même emplacement dès le XIIème siècle lorsque, selon la légende, les pêcheurs locaux captèrent miraculeusement dans leurs filets une statue de la Vierge Marie. Les fondations de l'église datent de l'époque anglaise (1440) mais il fallut plus de trois siècles pour que l'édifice apparaisse dans sa forme actuelle. Fièrement perchée sur le Roc de Granville, elle affronte sans cesse les embruns avec son corps de granit issu de Chausey.

A l'intérieur, on découvre une église définitivement orientée vers la mer avec sa chapelle nord consacrée à la Vierge et sa chapelle sud consacrée à Saint-Clément ornée de remarquables ex-voto. Enfin, le tour du déambulatoire est absolument incontournable pour observer les magnifiques vitraux du maître-verrier Jacques Le Chevallier datant de la seconde moitié du XXème siècle.

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La Place de l'Isthme

Cette place, située tout à l'est de la Pointe du Roc, surplombe le Casino. Elle est divisée en deux parties séparées par un fossé datant du XIXème siècle. De ce point de vue, on saisit toute l'importance de l'essor du tourisme balnéaire à Granville. Casino, hôtels ou anciens hôtels, digue-promenade, cabines de bain...

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Notre promenade se terminera par les jardins et la visite du

Musée Christian Dior, autrefois maison d’enfance du célèbre couturier, est un lieu de mémoire dédié au rayonnement de la vie et de l’œuvre de Christian Dior, de son enfance à Granville jusqu’au succès mondial de sa maison de couture. La villa « Les Rhumbs » est située dans un remarquable jardin de falaises dominant la mer, face aux îles Anglo-Normandes. Aménagé entre 1906 et 1930 par Madeleine Dior et son fils Christian, il fut une source d’inspiration majeure pour le couturier.

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L’exposition exceptionnelle d’une sélection autour de la garde-robe de la Princesse Grâce de Monaco  nous transporta dans un autre temps……

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Tous nos compliments et remerciements à nos dévoués accompagnateurs- bénévoles :

  • Annie et Patrick pour la très agréable visite de Fougères.
  • Annick et Bernard qui a pris la responsabilité d'amener tout le monde sur les chemins du Granvillais et de Chausey. Il nous ont menés dans l'Histoire et dans la nature de ces lieux qu'il leur sont familiers.
  • Josiane et Gilles qui ont été des assistants attentionnés et précieux. (Porteurs de "potion magique" faisant merveille en fin de journée !!!!)

Sans eux, nous n'aurions pas eu ce beau séjour si enrichissant. BRAVO! BRAVO! BRAVO!

 

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 7 Septembre 2019

Gros succès pour notre stand:

Nous avons été beaucoup sollicités pour des demandes de renseignements, déjà des inscriptions pour des nouveaux adhérents et des intentions pour d'autres curieux de découvrir notre association.

C'est une affaire qui "marche" !!!!

 

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 17 Août 2019

Port Louis et Gâvres

Pour cette dernière rando d’avant pause estivale, nous avons pris la direction de Port Louis avec l’objectif d’aller musarder vers la petite mer de Gâvres.

Notre circuit a commencé par un aperçu de cette ville connue surtout pour sa citadelle.

 

PORT LOUIS

Créée officiellement en 370, sous le règne de l'empereur Valentinien Ier, la ville se nommait (Blabia en latin), du nom du fleuve Blavet la bordant.

L'histoire du pays de Port-Louis est conditionnée par sa situation naturelle exceptionnelle située entre le Blavet, à l'ouest, et la rivière d'Étel, à l'est.

La presqu'île de Port-Louis est constituée d'un éperon granitique  difficilement accessible par la mer, rendue périlleuse à marée haute par les rochers à fleur d'eau et à marée basse par les bancs de vase.

 Ainsi se trouve justifié le vieil adage : « Au havre du Blavet, bien fol est qui s'y met ! ».

 

Notre parcours a débuté par un passage le long du Port de la Pointe, créé sous Colbert en 1670, un port de la Compagnie des Indes.

Puis devant la  Chapelle Saint-Pierre, construite en style néoclassique ; elle a remplacé en 1859 l'église de 1553, elle-même située à l'emplacement d'un édifice du XIe siècle.

Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres

L’arrêt sur la Place Notre Dame s’imposait de par la richesse de ce lieu en monuments historiques.

  • L’église : origine XVIIème aussi, le clocher a été rajouté au 19ème. Elle a brûlé en 1918, puis reconstruite et bombardée en 1943.
  • La fontaine : c’est vers 1859, lors de la pénurie d’eau que fût décidée la construction des fontaines en plusieurs endroits de la commune. Celle –ci est édifiée en granit de Guern en 1863. Sa façade est amortie par un pignon ogival sculpté de feuilles et de crochets empruntés au style du XIIIème.
  • La mairie est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1945.
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres

Notre déambulation  nous a menés le long des vestiges des fortifications vers :

  • le jardin de la muse : une halte de verdure dans ce dédalle granitique.
  • le site des Récollets : la pittoresque fontaine du 17éme  pourvue d’un réservoir voûté en berceau, alimente l'abreuvoir du Poullo devenu lavoir au début du 19ème dont les vastes bassins sont bordés de pierres de taille.
  • le parc à boulets a été aménagé sous Louis Philippe pour stocker les boulets.
Port Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres

Nous avons profité des vues depuis les bastions (panorama sur Groix, les plages de Larmor-Plage, Lorient et la base des sous-marins) avant de longer la côte pour une vision extérieure de ces ouvrages.

  • la  demi-Tour St François était surmontée d'un poste de guetteur au 19ème.

 

La fin des remparts se termine par la visite et le panorama depuis :

  • le Papégaut,et la petite poudrière les remparts autour de la ville ont été construits en 1649 à 1653. Il a pris ce nom sous Louis XIV, lorsque la confrérie des Chevaliers de l'Arquebuse  fondée en 1575 sous Henri III, a quitté le « vieil Papegay »  lieu d'exercice.

Privilège du papegault aux habitants de Blavet :

Il s’agit à l’époque d’un jeu d’adresse à l’arc ou à l’arquebuse. Le vainqueur remporte le droit de faire entrer trente-six tonneaux de vin exempts de taxes. Ce procédé, très utilisé dans l’ensemble du royaume dès le 12e siècle, servait alors à entretenir des gardes d’archers ou tireurs (des milices) qui pouvaient protéger les lieux d’éventuels agresseurs. C’est donc par souci de protection des lieux que le souverain accorde ce privilège. Ce droit est reconduit régulièrement jusqu’au 18e siècle.

Port Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et GâvresPort Louis et Gâvres

Le circuit s’est poursuivi en longeant en partie la petite Mer de Gâvres :

Gâvres signifie chèvre ou crevette en breton.

Cette  lagune ou marais maritime d'une longueur de 5 km et d'une largeur de 1 km. 566 hectares se remplit et se vide entièrement ou presque à chaque marée grâce à une ouverture de 300 mètres située à son extrémité ouest. 

Seul un chenal peu profond est constamment immergé par les eaux.

Découvert à marée basse, ce marais ne devient réellement mer qu'à marée haute, lorsque les eaux submergent l'ensemble de la cuvette. C'est une réserve écologique et ornithologique, grâce à ses vasières.

L'existence de ce marais maritime est intimement liée à la présence d'un cordon dunaire appelé tombolo (un isthme de 7 km) qui relie le continent au promontoire rocheux de Gâvres (ce promontoire était à l'origine une île).

Ce tombolo fait partie intégrante d'un cordon dunaire plus long, le massif dunaire de Gâvres-Quiberon.

 

C'est un site protégé, il vient de se voir attribuer en 2018 le label "Grand Site de France" ! C’est le plus grand massif dunaire de Bretagne, un lieu unique sur la côte, contrastant avec les images de côtes rocheuses et à ce titre font parties du Grand Site Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon marqué par le fort de Penthièvre.

Le risque d'une rupture du cordon dunaire, n'est pas à écarter. Gâvres deviendrait alors une île.

Port Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et Gâvres

Après la traversée du chenal par le bateau-bus, l’heure du pique-nique s’annonçait avant de s’engager sur le sentier côtier.

 

GÂVRES

Une ancienne occupation du site est attestée par la présence du tumulus de Goêrem de 3 000 ans avant JC.

Au XVIIe siècle des batteries établies à Gâvres complètent le système de fortification de Port-Louis.

Depuis le XVIIIe siècle la population gâvraise vit de la pêche, de l'exploitation des marais salants de Kersahu, des conserveries de sardines à l'huile établies au XIXe siècle à Ban-Gâvres.

 La presqu'île ne devient une commune et paroisse qu'en 1867 et 1868.

Le port de Ban-Gâvres était dans les années 1950 et 1960 un important port sardinier.

 

Par l’enchevêtrement des ruelles, nous sommes passés aux abords de :

  • La fontaine Saint-Gildas (XVIIe siècle) : sorte de puits voûté, enterré sous la dune, auquel on accède par un escalier de 17 marches, a donné son nom à l'anse Porh-Puns qui signifie en breton : le port du puits.
  • La batterie (le fort) de Port-Puns est érigée en 1695. Il constitue une défense avancée de la rade de Port-Louis. C’est un élément de la protection côtière durant la période particulièrement troublée par des conflits quasi permanents avec l’Angleterre.
  • L'église Saint-Gildas est de style roman (1892) en forme de croix latine et entièrement de granit. Un vitrail, œuvre de l'atelier Le Bihan de Quimper, date de 1963. On y trouve des ex-voto (maquettes des trois-mâts "Saint-Gildas" et "Sainte-Anne") qui datent de 1900.
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres

Par chance, l’averse est arrivée au moment où nous prenions le bateau-retour vers la Citadelle de Port-Louis. Ce trajet nous a permis d’en faire le tour par mer avant de l’admirer par les remparts.

Port Louis et Gâvres
Port Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et Gâvres

L'histoire de la Citadelle

Un premier projet de fortification à l'entrée de la rade de Lorient est fait en 1486 par le duc de Bretagne François II, « Il est nécessaire pour le service du duc, pour le profit de ses sujets et pour la beauté du havre et la sûreté des marchands d'édifier promptement une tour à la pointe de la presqu'île et d'y tenir du canon ».Seules quelques fortifications sont édifiées lors du siècle suivant, mais ne concernent que la ville et non l'entrée de la rade.

Au temps de  Henri IV les guerres de la ligue entre catholiques (espagnols) et protestants (anglais) font que la ville Blavet devient  espagnole, pour prendre garnison à la citadelle « le fort de l'aigle » mais qui fut ensuite détruite en partie par le maréchal De Brissac en 1598 soutenu par les Etats de Bretagne.

La citadelle est reconstruite entre 1618 et 1621, lorsque Louis XIII décide de donner à Port-Louis le statut de ville royale. L'aspect actuel de la citadelle date de cette époque. Les bastions des fronts de mer établis sous la direction de l'architecte Jacques Corbineau furent achevés en 1622. Vers 1640, la citadelle affecte la forme d'un carré bastionné (sept bastions dont quatre à "oreillons") précédé d'une demi-lune et d'ouvrages avancés.et malgré les apparences, on ne doit à Vauban que les édifices construits dans la basse-cour (arsenal et parc à boulet) à une date plus tardive, avril 1683.

En 1666, la Compagnie des Indes Orientales s'implante dans la rade de Port-Louis. La ville de Lorient est créée à cette époque, et la citadelle est considérée comme un poste avancé dans la défense de la rade. Les quelques modifications qu'elle subit pendant cette période lui permettent de soutenir un siège : citernes, puits et jardins potagers sont aménagés au XVIIIe siècle.

Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale — elle sera contrôlée par les Allemands de 1940 à 1945 — la citadelle va servir à la défense de la rade, puis elle sera affectée à la surveillance du trafic maritime. Les derniers militaires quittent les lieux en 2007.

Port Louis et GâvresPort Louis et GâvresPort Louis et Gâvres
Port Louis et Gâvres

Et c’est sur la petit plage, derrière les murs de Patis (esplanade appelée Champ de bataille sous Louis XVI ou Champs de Mars sous la révolution, devenu un grand parking) que nous avons terminé cette agréable journée.

 

Merci aux pugnaces et fidèles organisateurs et organisatrices qui n’ont pas abandonné de nous faire partager leurs découvertes. En effet, cette randonnée avait dû être annulée pour cause de mauvais temps au cours de l’année.

Heureusement qu’ils et elles ont persévéré pour nous faire découvrir ce circuit riche d’histoires et de paysages.

 

Port Louis et Gâvres

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 14 Août 2019

Vallée des Saints

C’était la sortie annuelle de tous les groupes, la saison estivale était bien là puisque nous étions dans les épisodes de températures élevées.

De fait, le soleil n’a pas faibli mais les randonneurs avaient prévu les équipements adéquats pour l’affronter.

La journée promettant d’être assez chaude, les organisateurs avaient, eux aussi, anticipé cette situation et programmé des circuits ombragés pour tous les groupes.

Nous avons commencé par un parcours dans et autour de Carhaix avant de passer l’après-midi sur le site de la Vallée des Saints.

Carhaix : Un riche patrimoine

Située au cœur de la Bretagne, Carhaix bénéficie d'une situation stratégique et d'un environnement exceptionnel entre Montagnes Noires et Monts d'Arrée.

Capitale du Poher («joli pays» en breton), Carhaix est l'une des plus anciennes cités de l'Ouest, construite il y a plus de 2000 ans par les Romains.

La cité s’étend dans les premiers siècles de notre ère, qui correspond à une période d’essor économique. Centre politique et administratif, la ville est aussi un centre commercial.

Cette prospérité ne va pas durer : les difficultés débutent à la fin du IIIe siècle et vont se poursuivre jusqu’au début du Moyen Age.

L’Armorique devient la Bretagne et Vorgium se transforme en Carafes puis Carhaix, le « carrefour ».

Un carrefour encore fréquenté, même s’il est entouré de ruines romaines.

Jusqu’à l’époque moderne, les foires de Carhaix attirent les chalands et les marchands de basse Bretagne ou de plus loin. Plusieurs établissements religieux témoignent d’une certaine prospérité retrouvée.

A la veille de la Révolution française, Carhaix est une ville d’une relative importance.

La tourmente révolutionnaire va bouleverser la vie de la petite cité.

La départementalisation la projette aux confins du Finistère en 1790.

La cité est en déclin économique, les routes sont mal entretenues et délaissées.

Le Centre Bretagne est considéré comme un pays étranger, réputé difficile d’accès.

Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que les choses évoluent.

Le percement du canal de Nantes à Brest va entraîner un essor économique dans toute la région.

A la fin du XIXe siècle, un autre mode de transport donne un nouvel élan à Carhaix : le train.

Les dernières décennies donnent un bilan contrasté.

Malgré ses handicaps, les motifs d’espoir ne manquent pas comme la création du Pays de Centre Ouest Bretagne, dans les années 1990.

Vallée des Saints
Vallée des SaintsVallée des Saints
Vallée des SaintsVallée des Saints

La cathédrale St Trémeur

Vers 1370, la collégiale (groupe de chanoines) Saint-Trémeur s'élève à l'emplacement d'un prieuré bénédictin fondé au XIIe.

Il est durement éprouvé par la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364).

Un clocher-porche est apposé vers 1530 sur la façade occidentale de la collégiale.

Son portail d'entrée et la baie de la tribune sont surmontés d'un arc en accolade de style gothique flamboyant. Sa partie haute est par contre influencée par l'art renaissant (motifs faits de losanges et de cercles alternés). Une flèche en granit, foudroyée en 1575, surmontait la tour de Saint-Trémeur. L'ensemble atteignait 75 mètres de haut.

Au début des années 1880, les autres parties de l'église sont reconstruites dans un style néogothique sur les plans de l'architecte diocésain Le Guerranic, originaire de Saint-Brieuc.

Vallée des Saints
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Chapelle Ste Anne

Chambellan du duc de Bretagne François II (1458-1488) puis capitaine de la duchesse Anne, Maurice du Méné participe au saccage de la ville de Pontoise.

En pénitence de ses péchés, pour gagner sa place au paradis, il fonde en 1478 le premier hôpital de Carhaix servant de léproserie.

La chapelle Sainte-Anne, entièrement reconstruite dans un style néogothique au XIXe siècle, est le dernier vestige de cette « maison des pauvres » bâtie dans l'une des rues principales de la cité médiévale.

L'hôpital fut géré par les Hospitalières dès leur arrivée au XVIIe siècle avant d'être transféré au sein de leur couvent sur l'actuelle place de La Tour d'Auvergne.

La chapelle, propriété municipale, abrite aujourd'hui des statues en bois polychromes

Vallée des Saints

La maison du Sénéchal

Cette maison d'angle est édifiée dans le deuxième tiers du XVIe siècle et restaurée en 1606.

Son emplacement privilégié, au carrefour de deux axes majeurs de la ville et la richesse de son décor lui donnent l'allure d'une maison de notable.

Elle est considérée comme la demeure du sénéchal, officier de justice du roi. En 1565, le pouvoir de ce magistrat de la cour royale de Carhaix s'étendait sur une soixantaine de paroisses alentour.

Côté pignon, les deux étages carrés de la maison sont en pan-de-bois couverts d'ardoises.

Vallée des SaintsVallée des Saints
Vallée des Saints
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Place de la Mairie

A l'époque médiévale, cette place abritait les halles en bois de la ville.

Des prisons et une salle de justice leur sont accolées à la fin du Moyen Age.

En état de délabrement, les halles médiévales sont détruites à la fin du XIXe siècle.

La place accueille aussi au début du XVIIe siècle le siège de la maîtrise des eaux et forêts de Cornouaille.

La mairie actuelle, dont la façade date des années 1890, est établie approximativement sur l'emplacement des prisons et de l'auditoire.

Vallée des Saints

Le château Rouge

Intriguant par sa façade en briques, le Château Rouge est commandé, au tout début du XXe siècle, par Constant Lancien à l'architecte diocésain Le Guerranic de Saint-Brieuc.

Le notaire carhaisien aurait fait construire cette imposante demeure pour plaire à son épouse. Il ne vit pas hélas la fin du chantier.

Un de ses sept enfants, Fernand, joua un rôle notable pour la ville : il fut maire pendant 38 ans, député, sénateur et président du conseil général.

En plus du château, le domaine abrite un parc, des écuries et une maison en bordure de la rue principale.

Au cours de la seconde guerre mondiale, des résistants sont détenus et torturés dans les caves du château. Racheté par la mairie en 1956, le Kastell Ruz sert d'hôtel des impôts avant que la bibliothèque municipale et l'école de musique n'investissent les lieux.

Vallée des Saints

Canal de Nantes à Brest et voie verte :

 

Le projet de liaison entre Nantes et Brest par la voie d’eau intérieure naît dès l’Ancien Régime pour des raisons économiques portées par le siècle des lumières.

Mais le véritable coup d’envoi de ce gigantesque chantier ne fut donné qu’en 1806, à Port Launay répondant à des motivations stratégiques.

La partie finistérienne du canal se réalisa en plusieurs phases successives ou concomitantes de 1811 à 1826.

Les travaux de canalisation de l’Hyères (Pont Triffen – Port de Carhaix) et du Kergoat (partie artificielle de Port de Carhaix à Goariva) se déroulèrent de 1824 à 1834. La partie finistérienne s’étalait alors sur 81 km.

En 1836, le canal fut ouvert de Nantes à Brest, sur 360 kilomètres de long, 238 écluses rachetant une dénivellation totale de 555 mètres.

Le trafic commercial fut d’une importance capitale pour le Centre Bretagne, région défavorisée au XIXème siècle. Il tourna autour des minerais, houille, fonte et produits de hauts fourneaux du Centre Bretagne et des bois, ardoises et produits agricoles du bassin de l’Aulne que croisaient les engrais pour l’ amélioration des terres. De 10 000 tonnes en 1859, le trafic passa à 174 000 tonnes en 1911.

La première guerre mondiale, la réquisition des péniches, la mise en service du chemin de fer en 1911 marquèrent un net coup de frein au commerce sur le canal.

Le coup de grâce intervint avec la construction du barrage hydroélectrique de Guerlédan sur le Blavet, en 1923. Nantes était désormais coupé de Brest.

Réservoir d’eau pour le Centre et Sud Finistère, ouvert au tourisme maritime comme fluvial, c’est un splendide patrimoine environnemental et architectural.

Vallée des Saints
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Vallée des SaintsVallée des SaintsVallée des Saints

Vallée des Saints :

C’est dans ce site que nous sommes venus faire une pause ombragée pour notre pique-nique.

L’après-midi, ce fût la découverte des lieux en visite guidée ou en liberté car il y avait de quoi arpenter…

Le pas fondateur :

La Bretagne est une terre mystique qui regorge de pépites.

Il y a 1 500 ans, des moines et prêtres venus de Grande-Bretagne accostèrent sur les côtes bretonnes.

Dans le village de Carnoët, des sculpteurs réalisent des statues en granit de ces saints et les placent sur une motte féodale d'où la vue s'étend jusqu'aux Monts d'Arrée. Chacune a un style bien particulier.

L’association ambitionne d’y implanter 1000 sculptures monumentales taillées dans du granit breton en 100 ans, une véritable île de Pâques avec laquelle elle est jumelée.

Chaque année, les visiteurs peuvent assister aux chantiers de sculptures organisés de Mai à Octobre.

Chaque chantier dure 30 jours et voit la création de 5 à 7 sculptures sur toute la saison.

Cette année le site compte déjà 128 statues installées faisant de 3 à 5 mètres de haut.

Une petite sélection de ces ouvrages donne un aperçu de la tâche : chaque statue avec ses symboles nous raconte une légende autour de mythes de fondation accompagnés de leurs exploits.

Vallée des Saints
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Vallée des SaintsVallée des Saints
Vallée des SaintsVallée des SaintsVallée des Saints
Cette  promenade assez insolite a clôturé une bien belle journée, bravo aux organisateurs attentionnés. Nous les en remercions.

Cette promenade assez insolite a clôturé une bien belle journée, bravo aux organisateurs attentionnés. Nous les en remercions.

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 6 Août 2019

Repas de fin Juin

C’est avec beaucoup de gourmandises et de curiosités que les 139 inscrits pour le traditionnel repas de Juin ont partagé ce moment de convivialité.

Repas de fin JuinRepas de fin JuinRepas de fin Juin
Repas de fin Juin

Cette année, le thème choisi était « Les oiseaux du Golfe » et il y en a eu des plumes….

-          au menu,

-          sur les tables,

-          en décoration

-          sur l’habillement

-          dans les bijoux

-          sur les têtes chapotées…..

-          et bien sûr dans les chansons présentées par notre fidèle animateur Gilbert sous forme de devinettes reprises en chœur par toute la salle.

Pour finir cette soirée, la piste de danse permis à tous de s’exprimer sur les musiques concoctées par notre dynamique DJ Marc.

 

Merci à tous les bénévoles qui ont œuvré pour cette belle réussite.

 

Repas de fin JuinRepas de fin Juin
Repas de fin Juin
Repas de fin JuinRepas de fin Juin

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 4 Août 2019

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

C’est vers le Nord que nous avons mis le cap pour une semaine de découverte.

Sur le trajet aller, après un coup d’œil sur la Seine avec les installations du port du Havre, la pause-déjeuner s’est faite à Amiens.

 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

Nous avons profité de cet arrêt pour faire un tour en bateau dans les Hortillonnages :

Ensemble de  marais et d’îlots inondés par la Somme et son affluent l’Avre qui produisaient déjà des légumes à l’époque gallo-romaine.

Cet espace couvrant 1500 ha au XV° siècle est réduit de nos jours à 300 ha en plein centre-ville.

Beaucoup d’aires sont devenues des jardins d’agrément mais grâce à l’association pour la protection et la sauvegarde du site créée en 1975 suite à un projet de rocade, les hortillons ont repris la production maraichère vendue directement sur le quai.

Les berges sont aménagées en terre battue complétées de fascines, clayonnages et tressages de végétaux (saules).

Elles sont fragilisées par les courants, les crues, le passage des bateaux à moteur, les rats musqués et constamment reconstruites par le curage des « rieux » (les canaux) et des fossés privés ou publics.

La faune abondante (oiseaux sédentaires ou migrateurs, poissons et insectes) y trouve de quoi nicher et manger.

 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

Il eut été dommage de ne pas visiter la Cathédrale Notre Dame :

La plus vaste de France 200 000 m2 est l’archétype du gothique classique complété par des éléments du gothique rayonnant (chevet) et du gothique flamboyant (rosace et stalles).

Longueur 145 m.et hauteur 42.3 m (maximum supportable)

Construite de 1220 à 1269, elle a gardé ses sculptures d’origine mais pas ses vitraux.

En 1497, le maitre d’œuvre des ouvrages de maçonnerie, Pierre Tarisel s’aperçoit que l’écroulement menace. Il fait poser des arcs-boutants supplémentaires et fait cercler tout l’édifice d’un chainage en « fer d’Espagne » toujours en place, ainsi la cathédrale est sauvée et toujours robuste au temps.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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Autre symbole de cette ville, la Tour Perret :

-          conçue par l’architecte Auguste Perret,

-          construite par l’entreprise Perret-Frères à partir de 1949 dans le cadre de la reconstruction de la ville,

-          achevée en 1952 pour le gros œuvre,

-          reste abandonnée jusqu’en 1959 avant d’être transformée en appartements et bureaux.

A l’époque c’est un exploit :

1/ utilisation du béton armé

2/ hauteur =  104m. elle fût longtemps le plus haut gratte-ciel de l’Europe de l’Ouest.

Rénovation en 2005 :

Un cube de verre rehausse son sommet de 6m.Il égrène les heures au moyen d’une respiration lumineuse.

 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

Notre semaine s’est partagée entre les rencontres avec les témoins historiques (villes et sites) et les randonnées dans des paysages panoramiques et irisés suivant l’humeur du ciel.

Les sentiers côtiers portent les traces de l’Histoire et du temps géologique.

Batterie TODT :

l’une des plus importantes batteries côtières du Mur de l’Atlantique, elle était équipée de 4 canons puissants pouvant atteindre les côtes anglaises. Très active de 1940 à 1944, elle est prise par les canadiens après d’âpres combats.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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Cap Gris Nez :

Son nom signifie « promontoir » en vieux flamand. Lieu stratégique, on y trouve les ruines d’une forteresse anglaise (XVI°) témoins de plusieurs conflits entre les deux pays

C’est une falaise haute de 45m.dominée par la tour d’un phare mis en service en 1952 et d’une portée de  45km.

Cette avancée des falaises argilo-gréseuses se situe à seulement 34 km de Douvres et constitue le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre. Il constitue également, avec le cap Dungeness côté anglais, un goulet d'étranglement.

Le cap Gris-Nez est un haut lieu d'observation des oiseaux migrateurs, car le détroit est un point de passage d'importance pour nombre d'espèces migratrices.

Quelques casemates de douaniers témoignent de l’importance stratégique de cette zone.

L’érosion du sable laisse apparaitre les couches de tourbières jusque dans la mer.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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Wissant :

Station balnéaire très attractive (mecque de la planche à voile) peu protégée de la houle qui avec l’effet du vent et des marées érode gravement le trait de côte.

Quelques expériences de poses de pieux destinés à fixer le sable ont été faites, ainsi que d'enrochement pour protéger la digue.

A partir de 1880 de nombreux artistes peintres sont séduits par l’exceptionnelle beauté des paysages et la lumière de la baie. Cette création artistique est connue sous le nom d’Ecole de Wissant

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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BRUGES

Nous avons arpenté le cœur à la capitale des Flandres jetant un coup d’œil à une sélection de monuments trop nombreux pour une journée de visite.

 

Notre escapade dans le centre historique a débuté par le Minnewater (lac d’Amour), belle introduction pour nous accueillir.

La signification de Minnewater n'est pas réellement celle qu'on lui donne.

En vieux néerlandais Minne signifie amour,  mais aussi collectif.

Littéralement, Minnewater veut dire  « eau collective », soit une réserve d'eau accessible à tous.

Ce n'est qu'à partir du 19e siècle, tourisme oblige, que le sens premier a été détourné.

Sur la rive du lac, une seule tour celle de la poudrière subsiste comme témoignage des remparts de la ville.

 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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Historiquement Bruges vers 270, est une colonie gallo-romaine qui vers 650 a été christianisée par des moines irlandais.

 

C'est sur la place du Burg que la première forteresse a été construite pour défendre la Flandre contre les invasions normandes au 9° siècle. La ville de Bruges s'est formée autour de cette place forte au fil des siècles.

Vers 1200, les foires internationales y ont lieu. Le panorama architectural d'un millénaire y est représenté.

C’est toute l’opulence et la richesse de la ville qui s’affichent.

D’abord l'hôtel de ville de Bruges de style gothique qui date du 14e siècle, c'est l'un des plus anciens des Pays-Bas d'autrefois, ensuite, la chapelle Sainte-Basile romane, la Prévôté  baroque, le Greffe Civil renaissance et le palais du Franc de Bruges de style classique.

 

A cette époque, Bruges est encore ouverte directement sur la mer. Mais la construction de polders et l’ensablement naturel l’en éloignent de 15 kms. Les transports de marchandises et déchargements des bateaux deviennent difficiles.

C’est le déclin de l’activité marchande. Il faudra attendre 1907 et la création du port de Zeebruges pour assister à une renaissance économique.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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Le Markt : est le centre de la ville de Bruges, de la périphérie, toutes les rues principales mènent ici. Les façades colorées sont celles des corporations de drapiers, le bruit des sabots, le grincement des calèches peuvent nous évoquer les heures de prospérité lorsque cet endroit était le lieu des échanges de toute sorte de marchandises.

Autrefois le Markt accueillait  les tournois et les grandes festivités de la ville.

 

Haut de 83 mètres, le beffroi de  Bruges est la tour la plus importante de la ville. Son rôle est primordial dans la vie des villes du Nord. C’est le point central de toutes activités et évènements

Le beffroi renferme un  impressionnant mécanisme d'horlogerie et un carillon qui compte 47 cloches. Celui-ci rythmait la vie des habitants tout au long de la journée.

Au moyen-âge, le sceau, la charte et les caisses de la ville étaient conservés précieusement  dans la salle au trésor du Beffroi.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espacesCOTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

Le nom quai du Rosaire vient du fait qu'au moyen-âge on vendait ici des rosaires.  C'était aussi l'emplacement du port de sel de Bruges.

 

Que ce soit par les ruelles ou les canaux, la ville offre une variété architecturale très bien conservée.

 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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L'hôpital Saint-Jean représente plus de huit siècles d'histoire. Les religieux soignaient les malades et accueillaient les voyageurs en ces lieux. 

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces

Cathédrale St Sauveur :

sa construction a débuté au 12e siècle et a continué au fur et à mesure de l'expansion de Bruges.

La cure originelle de 850 a complètement disparu.

De style gothique et entièrement érigé en brique, la cathédrale culmine à 99m de haut.

C’est une grande église (100m de long) à trois nefs, le chœur date de 1300 tandis que le déambulatoire et les cinq chapelles sont du Moyen Âge.

Après l’incendie de 1839 et de nombreux débats, un clocher de style roman fût rehaussé d’un toit pointu.

A l’intérieur, on peut admirer des tapisseries de Bruxelles installées au-dessus des stalles du chœur, qui rivalisent de richesse avec le jubé et sa statue ou encore avec la châsse de Saint-Éloi.

COTE D'OPALE : lumières changeantes et immenses espaces
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D’autres églises méritent que l’on s’y attarde telle dédiée à Ste Anne.

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Le « Béguinage princier Ten Wijngaarde » avec ses façades peintes en blanc et son jardin de couvent silencieux a été créé en 1245. Dans ce havre de paix, inscrit au patrimoine mondial, vivaient jadis des béguines, des femmes émancipées, laïques mais ayant fait vœu de célibat. Aujourd'hui, le Béguinage est habité par des religieuses de l'Ordre de Saint Benoît et des femmes célibataires brugeoises.

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Enfin, Bruges est aussi célèbre pour ses dentelles et ses gaufres.

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Après ce détour en Belgique, nous avons retrouvé le paysage maritime entre les deux caps et profité d’une bonne visibilité pour constater que les rivages anglais étaient en effet à portée de vue de la côte.

 

Cap Blanc Nez :

Ce goulet est le passage obligé de tout le trafic maritime vers le Nord de l’Europe. Cela représente 50% du trafic mondial et ce sont donc quelques 500 navires qui se croisent journellement dans un ballet incessant sur le tracé des deux flux sans oublier tous les ferries qui coupent transversalement cette file ininterrompue.

La plage s’étale sur 10 km. Inutile de chercher d’où lui vient son nom.

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Etant hébergés à quelques kilomètres de Calais, la visite de cette ville était incontournable.

 

CALAIS doté d’un riche patrimoine historique classé, c’est le 1er port de voyageurs de France.

Notre circuit est passé devant le théâtre avant de s’arrêter au beffroi pour visiter l’hôtel de ville

Théâtre :

En 1885, l’unification de Saint-Pierre et de Calais renouvelle l’idée d’un théâtre municipal pour la “nouvelle” ville. Celui-ci sera construit sur l’ancien cimetière de St Pierre, devenu place Albert 1er, est inauguré en 1905.

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Mairie :

L'hôtel de ville de Calais est situé au cœur de la ville.

Un bâtiment que l’on doit à l’architecte Louis Debrouwer qui fit œuvre de précurseur en utilisant le béton armé.

Sa construction symbolise l'union entre deux villes : Saint-Pierre et Calais, datant de 1885.

Le chantier, entrepris en 1911, est interrompu en 1914 par la guerre. La restauration des dégâts et l’achèvement des travaux retardent jusqu’en 1925 l’inauguration de l’édifice, de nouveau endommagé en 1940.

Ce monument, dont l’architecture générale s’inspire du style néo-flamand avec des détails d’inspiration Tudor, dresse fièrement son beffroi.

Le grand escalier mène au premier étage où se trouvent notamment la salle des mariages et le grand salon.

L’hôtel de ville est célèbre pour avoir été le théâtre du mariage du Général de Gaulle et d’Yvonne Vendroux en 1921.

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Beffroi :

Haut de 75m. il renferme  l’horloge à quatre cadrans et le carillon.

Les Bourgeois de Calais :

Ce groupe en bronze du sculpteur Rodin, représente six habitants de Calais (Eustache de Saint Pierre, Jacques et Pierre de Wissant, Jean de Fiennes, Andrieu d'Andres et Jean d'Aire), victimes d'un marché imaginé par le roi d'Angleterre Édouard III en août 1347 : le sacrifice de ces six hommes pour laisser la vie sauve à l’ensemble des habitants de la ville sur le point de se rendre aux Anglais, après un long siège.

Six bourgeois de Calais, conduits au bourreau par Eustache de Saint-Pierre, remettront les clefs de la ville à Édouard III, pieds nus, en chemise et la corde au cou. Ils proposeront leur sacrifice afin d'épargner la population. La reine Philippine de Hainaut, admirative du courage des sacrifiés, demandera à son mari de leur épargner la pendaison ce qui fût fait.

Il existe 12 exemplaires de cette œuvre de par le monde.

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Souvenir d’un épisode stratégique, en Juin 1940 rapatriement des troupes britanniques sur les plages de Dunkerque.

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Eglise Notre Dame de Calais :

A l'abri de ces nouveaux remparts, Calais se développe très vite sous l'impulsion des comtes de Boulogne.

En 1214, Adrien de Wissant fit construire une église dédiée à Notre-Dame et érigée en paroisse en 1224.

Après la prise de Calais en 1347, Edouard III rattacha Notre-Dame à l'archevêché de Canterbury.

La ville ayant été vidée de ses habitants, les anglais firent appel à des ouvriers flamands, alors alliés, pour construire les parties hautes de la nef, le chœur et le clocher.

Les carrières de pierre étant inaccessibles, toute l'église fut montée en briques de sable.

Ses arcs en forme d'anses de panier du style Tudor et ses fenêtres hautes de la nef donnent à Notre-Dame l'allure d'une cathédrale anglaise.

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La Tour du Guet :

C’est le plus vieux monument de Calais.

Haute de 35 mètres, cette tour du 13ème siècle était le centre d'un château médiéval.

Elle faisait partie du système défensif du Calais fortifié, avec le rôle de veiller et prévenir des dangers.

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Le phare :

Construit a partir de 1845 et mis en service en1848, le phare de Calais allait remplacer l’antique tour du Guet qui assurait sa fonction depuis 1818.

Il résista aux dommages de 14-18 et à la destruction de Calais-nord lors de la seconde guerre mondiale.

Sa lampe culmine à 59 m. Sa portée optique par temps clair est de 43 kms.

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Le port :

Principalement dédié au trafic-voyageurs (10 millions de passagers par an) a gardé les vestiges des premières constructions médiévales avec la jetée du Paradis et le monument aux morts des marins péris en mer.

plage et jetée:

Située à 1 km de la place d'Armes, avec son sable fin et sans danger, elle est certainement la plus touristique de la région. Une longue esplanade permet de flâner le long de la mer. Sans interruption, elle s'étend jusqu'au Cap Blanc Nez.

La jetée (450m. de long) à l’entrée du port (spectacle incessant des ferries) est très fréquentée par les pêcheurs à la ligne.

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Il aurait été dommage de ne pas aller jusqu’à St Omer et se promener sur les canaux de son marais audomarois

ST OMER

C'est au VII° siècle que des Bénédictins de Luxeuil évangélisent la région. Ils s’installent au cœur d'une contrée marécageuse, le marais de l'Aa et y fondent un couvent, l'abbaye St-Bertin. Audomar, évêque de Thérouanne fait bâtir en 662 sur la colline dominant l'île de Sithieu, une chapelle, future basilique Notre-Dame. Naît alors une cité, Saint-Omer, qui au fil des siècles prend  un essor important.

Elle deviendra une importante place drapière notamment durant le Moyen-âge d’où l’opulence architecturale des façades de quelques demeures.

 

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La cathédrale Notre-Dame est installée au cœur de son ancien enclos. Edifiée du XIIIe au XVIe siècle, elle est le dernier grand témoin de l’architecture gothique des provinces du nord. Pour cette raison, elle a été classée sur la première liste des Monuments historiques en 1840. Elle possède de grandes caractéristiques architecturales qui en font sa singularité : un plan moyennement développé, un chevet proche des modèles romans, des chapelles

rayonnantes et de surprenantes chapelles « biaises » orientées à 45°, une tour porche unique du XVe siècle…

Mais son exception est aussi ailleurs. Elle est reconnue pour être, de par son mobilier, l’une des plus riches de France. Son horloge astrolabe (1558) et son buffet d’orgues (XVIIIe) constituent deux véritables trésors. Ils sont accompagnés d’autres chefs d’œuvre réalisés par Lebrun ou Rubens.

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En 1800, Saint-Omer était encore la ville la plus peuplée du département.

Mairie-théâtre familièrement appelé le « moulin à café » :

Sur la Grand’Place, la  halle échevinale représentait le pouvoir municipal des échevins depuis le 14e siècle.

Dès avant la Révolution, elle est jugée trop vétuste.

Un nouvel  Hôtel de ville est conçu avec les pierres de l'ancienne abbaye Saint-Bertin et édifié en 1834-1840 par l’architecte parisien, Pierre-Bernard Lefranc.

Il s’inspire de la villa Rotonda réalisée par Andrea Palladio en Italie vers 1566-1571.

C’est un bâtiment cubique surmonté d’une  coupole. Accessible par les quatre côtés, il est traversant. La façade principale est ornée de colonnes qui encadrent les baies.

 

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Le marais audomarois :

La mise en valeur des terres du marais s’est faite progressivement sous l’impulsion des abbayes. L’évacuation des eaux vers la mer a permis d’assécher progressivement les terres du marais. En quelques siècles, le marais est passé d’un « marécage hérissé de forêts » à un marais organisé et mis en culture pour la production de légumes principalement dès le 12ème siècle.

L’habitat typique du marais présente une façade tourné vers la ville et un arrière tourné vers le marais.

L’eau et la biodiversité sont omniprésentes.

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ST VALERIE SUR SOMME

La Baie :

Certains ont voulu la voir de près et s’essayer même aux bains de vase vite stoppés par l’inconfort des éléments. C’est ainsi que nous sommes restés sur les prairies plus stables pour y découvrir le milieu naturel.

Une impression de bout du monde, falaises, sables, dunes, galets, marais se succèdent et se complètent pour composer un paysage hors-norme, loin des littoraux bétonnés.

Ici le ciel et la mer se confondent. On dit que les lumières changent à chaque instant, les couleurs aussi.

La baie de Somme est depuis toujours une source d’inspiration inépuisable pour les peintres et les écrivains: de Degas à Corot, de Jules Verne à Colette…

Des milliers d’oiseaux migrateurs y trouvent refuge.

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Le chemin de fer : Sur 27 kms, c’est une découverte originale de la Baie.

Une partie du groupe a choisi ce transport pour parcourir la Baie dans d’authentiques voitures de la Belle Epoque tractées par de vaillantes locomotives à vapeur telle la 030 Pingely construite en 1905 par les Chemins de Fer du Morbihan, sur l’ancien réseau des bains de mer, reconnu depuis 1887.

En cheminant le long des ruisseaux bordés de saules, entre mollières et prés salés, en passant à travers champs et marais, les charmes verdoyants de la baie de Somme, sauvage et authentique s’offrent aux voyageurs a travers les panaches de fumée d’un autre temps.

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Après ces différentes escapades, tout le monde s’est retrouvé pour suivre Catherine et ses explications historiques.

 

La cité médiévale :

Sa position stratégique sur un promontoire calcaire face à la Baie de Somme, a valu à Saint-Valery-sur-Somme une histoire riche et mouvementée. Guillaume le Conquérant, Jeanne d’Arc sont passés par la cité médiévale.

En témoignent encore les vestiges des remparts : Porte de Nevers (XIII°) et les tours Guillaume.

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Eglise St Martin :

Son existence est fort ancienne (12ème siècle). En 1475 l'église est entièrement incendiée sous l'ordre du roi Louis XI afin que la ville ne soit pas livrée aux Anglais. Le monument actuel date depuis sa consécration le 23 novembre 1500. D’allure élégante avec des murs en damier, alternant silex taillés et pierres, composée de deux nefs identiques, une tour massive épaulée de contreforts et une toiture en flèche qui fut remplacée en 1786 par une toiture pyramidale. On peut y admirer, entre autres, une descente de croix de l’école de Rubens, des orgues avec une gravure de la bataille d’Hastings et des ex-votos rappelant l’activité maritime des lieux.

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quartier des marins « Le Courtgain » :

L’origine du mot "Courtgain" vient de « petit salaire » et désigne le pittoresque quartier des marins.

 Les maisons datant de la fin du 18ème et début du 19ème, serrées les unes sur les autres, construites en briques, avec des parties en torchis, au soubassement noir, et aux couleurs chatoyantes rappellent la tradition séculaire des marins pêcheurs qui s’embarquaient sur les « sauterelliers » pour pêcher la crevette grise.

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Les quais en bord de Somme :

Le tourisme commence au début du XIX°, la médecine vantait les vertus curatives des bords de mer, la littérature romantique célébrait les paysages maritimes et dès 1847 les lignes ferroviaires facilitèrent les déplacements et accélérèrent le développement des stations balnéaires.

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Toujours sous le soleil, nous poursuivons notre découverte :

La réserve naturelle du Platier d'Oye s'est façonnée sous l'action de la mer, du sable et du vent il y a quelques siècles. La réserve naturelle s'étend sur 391 ha.

Protégé de l'action des vagues, le site atteint une altitude maximale de 2 mètres (en dehors des dunes qui culminent entre 10 et 15 mètres) au-dessus du niveau marin.

Ce vaste polder constitue la première halte française pour les oiseaux de passage en route pour leurs quartiers d'hiver.

Cet espace naturel protégé, entre terre et mer, renferme une importante richesse biologique issue des interactions entre ces deux éléments.

Les interventions menées sur le site sont prioritairement tournées vers le maintien de cette biodiversité, principalement en direction des plantes et des oiseaux. Cela permet le maintien d'une mosaïque d'habitats favorables aux espèces d'oiseaux qui fréquentent la réserve.

L'évolution libre des espaces en eaux participent, par leur assèchement estival temporaire, au développement d'espèces végétales tributaires de ces événements.

Cela favorise également l'accès à des ressources alimentaires que nombre d'oiseaux viennent recueillir en fouillant la vase.

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DUNKERQUE manquait à notre carnet de voyage, ce dernier jour dans les Hauts de France sera un coup d’œil à cette ville par terre et par mer pour en visiter le port.

Le 3ème port de France est implanté le long de la plus grande plage transfrontalière d'Europe que la mer du Nord balaie de ses flots.

Dans le paysage urbain, les beffrois impressionnent et fascinent par leur caractère monumental. Tour à tour, clocher d’église, phare et tour de guet, à Dunkerque, deux beffrois sont classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO : les beffrois de Saint-Eloi et de l’Hôtel de Ville de Dunkerque.

La mairie le beffroi :

De style Renaissance Flamande (1901), l'Hôtel de Ville, une œuvre de l'architecte Lillois Louis-Marie Cordonnier, a été construit entre 1897 et 1901.

Mélange de brique rouge et de pierre, le Beffroi mesure 75 mètres de haut. Sur la façade principale, trône une statue équestre de Louis XIV, qui a acheté la ville aux anglais en 1662.

La base intérieure du Beffroi est illuminée par un grand vitrail représentant le retour triomphal du corsaire dunkerquois Jean Bart, après sa victoire à la bataille du Texel en 1694.

Lors du Carnaval de Dunkerque, c'est depuis les balcons de l'Hôtel de ville que le maire et les édiles lancent quelque 500kg de harengs fumés sur la foule de carnavaleux.

Le Beffroi de St Eloi :

Erigé vers 1440, le beffroi fut le clocher de l'Eglise Saint-Eloi jusqu'à ce qu'un terrible incendie sépare les deux bâtiments en 1558. Du haut de ses 58 m, il domine la ville, le port et la plage. Au 5ème étage se trouve le carillon.

la tour du Leughenaer :

Élevée au début du XVe siècle, la tour du Leughenaer domine l'ancien port de pêche du haut de ses 30 m. C'est le plus ancien édifice de Dunkerque qui aurait été édifié en 1405. La tour appartenait aux fameux remparts bourguignons dont elle est l'unique vestige. Située dans l'axe du chenal, elle a servi de base au premier phare utilisé à partir de 1793 ; une lanterne a été ajoutée en 1814. On la surnomme également la " tour du Menteur " ; ce nom viendrait de son rôle trompeur, qui, paraît-il, consistait à attirer, par ses signaux lumineux trompeurs, les navires pour les faire échouer. Et les piller. L'originalité de cette tour est sa forme octogonale. Elle est installée sur le Minck. Place attenante à l'ancien port de pêche. L'ancienne halle du Minck a disparu lors des bombardements de mai/juin 1940, mais on vend toujours du poisson fraîchement débarqué au pied de la tour. Symbole de l'activité portuaire et maritime de Dunkerque, la tour du Leughenaer est classée monument historique depuis 1995.

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Le port :

Le port de Dunkerque a pris ses racines avec l’activité de la pêche au hareng sous les Comtes de Flandres, au XIème siècle. Mais ce n’est qu’à partir de 1350, grâce aux relations avec la Hollande et l’Angleterre qu’il engage un trafic commercial.

La vocation corsaire de Dunkerque fut encouragée par Vauban et plusieurs ministres de Louis XIV. Parmi ces corsaires, l’un deux, Jean Bart (1650 - 1702) est une figure emblématique de Dunkerque.

Au cours des 18° et 19° siècles, l’activité du port connut des hauts et des bas selon les conflits et guerres.

L’arrivée du chemin de fer développe son rôle d’entrepôts et au XX°, l’activité du port est alors fortement orientée en faveur des importations de matières premières nécessaires à l’industrie.

A compter de 1958, s’engage une période d’importantes extensions des infrastructures portuaires.

De nouvelles installations furent réalisées, répondant aux besoins de trafic en plein développement (chais, hangars).

Lors de notre visite portuaire, nous sommes passés devant

- le bateau-feu Sandettié qui signalait aux autres navires la présence des bancs de sable situés au large de Dunkerque grâce à sa lanterne et sa corne de brume.

- le trois-mâts Duchesse Anne, ancien navire-école allemand.

La découverte s’est poursuivie dans les gigantesques installations (pétrochimie, aciérie et sidérurgie): ses darses, ses écluses, souille et dock flottant, ses digues et les aménagements actuels.

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Sur le chemin du retour de ce beau séjour, quoi de mieux pour se dégourdir les jambes que d’aller admirer le panorama depuis les passerelles autour du

Pont de Normandie :

Ce viaduc autoroutier à haubans au-dessus de la Seine fait de béton et de métal date de 1994.

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Nous ne remercierons jamais assez Paulette qui a, fidèle à ses habitudes, composé cette semaine de vagabondages dans le Nord avec diverses activités riches et variées.

Le groupe a été très attentionné aux commentaires de notre guide touristique, Catherine, qui n’a pas été avare d’explications et de détails historiques. Nous avons beaucoup apprécié toutes ses descriptions.

Mais n’oublions pas Annick, notre conductrice préférée, qui nous a toujours amenés au plus près de notre point de départ et récupérés de même. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine !!!

Avec tout ça, nous sommes rentrés à bon port avec pleins de beaux souvenirs.

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Rédigé par Bernadette

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Publié le 10 Juin 2019

Journée à Bieuzy les Eaux

De bon matin de courageux randonneurs se sont mis en marche à la suite de joyeux guides promettant de bons moments.

Point de blabla mais un Blavet printanier les attendait:

Le Blavet est un fleuve côtier de Bretagne. Il prend sa source à Kerborn (Côtes d’Armor), d’une longueur de 148 kms 900. Il se jette près de Lorient. Il est en partie canalisé pour le canal de Nantes à Brest et traverse le lac de Guerlédan (usine hydroélectrique)

Le projet de la construction du canal du Blavet découle curieusement d’un blocus maritime imposé par les anglais en guerre contre l’empire en 1806. Un projet de canalisation du Blavet était prévu dès 1783 , mais il ne sera terminé qu’en 1823 suite à une décision de Napoléon-1er de novembre 1806. Le but premier, essentiellement stratégique, était de relier Lorient à Pontivy, ville intérieure dont les nouveaux quartiers et casernes étaient un contre poids républicain opposé à un pays encore profondément marqué par la chouannerie.

Vingt-trois écluses ont été construites le long du canal, souvent à l’emplacement d’anciens moulins, tel le moulin neuf à St Nicolas des Eaux, dont la plupart disparurent lors du relèvement du tirant d’eau en 1860, de 1,10m à 1,65m.

Le but espéré, permettre une meilleure circulation des denrées agricoles et l’importation d’engrais, ne fut cependant pas atteint par cette nouvelle infrastructure dont le rôle économique fut très bref, contrebalancé dès 1865 par l’ouverture de la voie ferrée Auray-Pontivy.

Journée à Bieuzy les Eaux
Journée à Bieuzy les EauxJournée à Bieuzy les Eaux

Le Castennec Après avoir longé le Blavet nous grimpons dans le sous-bois par un sentier parallèle à la route pour arriver sur le promontoire, admirer le point de vue des environs avec les méandres du fleuve.

Le circuit de Castennec permet de  découvrir le riche patrimoine naturel, historique et religieux de cette vallée.

Journée à Bieuzy les Eaux
Journée à Bieuzy les Eaux

Chapelle de la Trinité :

Perchée à 125 mètres, sur le belvédère au-dessus du Blavet, elle fut bâti au 15-16éme siècle.

Sa fontaine est cachée derrière les bosquets.

Journée à Bieuzy les Eaux
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Chapelle Saint-Gildas. Blottie sous son écrin de roche, elle abrite une pierre sonnante de 2 m de long, apportée (dit la légende) par le Saint tout droit arrivé d’Irlande, cette pierre que Saint-Gildas frappait à l’aide d’un morceau de quartz pour appeler ses fidèles. On trouve en effet d’autres pierres sonnantes au niveau de la Chaussée des Géants en Irlande du Nord. La cloche accrochée au rocher l’a remplacée.

La légende raconte qu’au VI siècle, c’est dans cette grotte naturelle qu’il s’établit avec Saint-Bieuzy.

Transformé en Oratoire, ce lieu devint le centre du Prieuré-de-la-Roche-sur-Blavet.

Le haut des escaliers lui servait de chaire de prédications.

La chapelle, édifiée une première fois au XV° siècle, fut reconstruite en 1837.

Journée à Bieuzy les EauxJournée à Bieuzy les Eaux
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Basse-cour anglaise Tout près de la chapelle St-Gildas, un Anglais a une étrange basse-cour. Avec des canards et des oies, il a également 13 paons, souvent perchés sur le toit de l’habitation.

Journée à Bieuzy les Eaux
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Journée à Bieuzy les Eaux

L’Église de Bieuzy-les-Eaux, dans le cœur, on peut admirer ses vitraux du 16ème siècle

Le chevet est la partie la plus ancienne de l’édifice. Exemple important de l’art renaissance en Bretagne, il est daté de 1560 grâce à une sablière (pièce de charpente en bois).

Au 18éme siècle, deux chapelles latérales sont ajoutées. Faisant office de faux transept, elles donnent à l’église un plan en croix latine.

Journée à Bieuzy les Eaux
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fontaine de Bieuzy, protégée par un enclos dallé,  la fontaine de style gothique flamboyant a été construite au milieu du 16 ème siècle. C’est un édifice indissociable de l’église, elle était le lieu des dévotions à Saint Bieuzy  La source de la fontaine guérissait de la rage les chiens qui venaient d’être mordus et aussi les hommes de la…. rage de dent à condition que ces derniers fassent trois fois le tour de l’édifice la bouche pleine d’eau.

Journée à Bieuzy les Eaux
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Les landes de Crano abritent quelques espèces remarquables comme les fauvettes pitchu, les linottes mélodieuses, belettes, ainsi qu’une grande diversité de papillons.

Ce site est inventorié en Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique, et en Espace Naturel Sensible.

Journée à Bieuzy les Eaux
Journée à Bieuzy les EauxJournée à Bieuzy les Eaux
Journée à Bieuzy les Eaux

Chapelle Saint-Nicodème,  selon la légende, l’emplacement de la chapelle Saint-Nicodème, patron du bétail, fut choisi par des bœufs qui s’étaient arrêtés à cet emplacement précis, les bœufs ayant été laissés libres pour se reposer. Une seconde légende veut que ce lieu soit un ex-voto de la Dame de Kervéno qui aurait promis de construire une chapelle au lieu précis où elle aurait rencontré son époux, le Seigneur de Kervévo, alors qu’il rentrait de guerre.

Achevé en 1539, cet édifice de style gothique flamboyant, est une des plus impressionnantes chapelles rurales du Morbihan.

Un ensemble de quatre fontaines se situe dans l’enclos.

La fontaine de Saint-Nicodème, à trois pignons, est unique en Bretagne.

La fontaine Saint-Cornély est tournée vers l’extérieur afin que les troupeaux puissent venir s’abreuver.

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Saint-Nicolas-des-Eaux,

La voie romaine reliant Vannes à Carhaix franchissait le Blavet à Saint-Nicolas-des-Eaux. La proximité de la rivière et la présence d'un port sont peut-être les raisons d'une chapelle dédiée à Saint Nicolas, évêque protecteur des bateliers.

C'est au début du XVIe siècle que la chapelle actuelle fut construite dans le style gothique. La charpente de bois était couverte d’un lambris (traditionnellement peint). Elle laisse apparaître des sablières finement sculptées de rinceaux, d’animaux et de personnages. Ces décors sont l’œuvre de Jean Le Layec, charpentier de Moréac, également auteur des sablières de la chapelle Saint-Nicodème.

Ces sablières offraient souvent l’occasion au seigneur fondateur de placer son blason, signe de sa prééminence ou pour le recteur, d’associer son nom à la réalisation de l’édifice.

Les corniches étant des emplacements privilégiés pour recevoir un décor sculpté et peint. ces représentations sont l’expression d’une certaine culture profane et populaire.

La chapelle est un élément majeur du patrimoine.

Journée à Bieuzy les Eaux
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Cela n’empêche pas la commune de s’ouvrir à l’art contemporain concrétisant l’histoire de la Vénus de Quinipily.

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Journée à Bieuzy les Eaux

Tous les randonneurs furent conquis par le programme de cette journée entre eaux et patrimoines religieux.

Tout le monde était d'accord pour constater que cette rando bien préparée serait à refaire tellement les environs recèlent de magnifiques trésors.Merci à Yves pour les commentaires et à Gilbert pour l'album nous permettant de partager cette balade.

Tout le monde était d'accord pour constater que cette rando bien préparée serait à refaire tellement les environs recèlent de magnifiques trésors.Merci à Yves pour les commentaires et à Gilbert pour l'album nous permettant de partager cette balade.

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Rédigé par Bernadette

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